FOCUS PEDAGOGIQUE : Mobilité des travailleurs jeunesse

31st Mar 2018 Focus

Dans le cadre du projet de consortium « Mobilité de travailleurs jeunesse » porté par l’Amarrage, 50 travailleurs de 12 institutions belges ont l’occasion d’effectuer un stage dans des institutions d’autres pays européens. Ces stages s’effectuent selon la méthodologie de Ecett-Networks (www.ecett.eu), un réseau européen d’échange de bonnes pratiques dans les métiers de l’humain. Ces bourses de stages sont financées par le programme « Erasmus Plus Mobility » de l’Union européenne.

L’objectif de ces stages est d’aller voir comment d’autres institutions de jeunesse, ailleurs en Europe, travaillent avec leurs bénéficiaires.

Les travailleurs reviennent ravis d’avoir pu découvrir d’autres pratiques, dans un autre contexte culturel… Ce projet est fédérateur et valorisant. Il y a tant à apprendre des autres !

En février, Anne-Sophie, Frédérique et Damien travaillant à l’Amarrage dans le projet de séjours de rupture, sont partis en stage au « Second Souffle », institution française mettant en place des projets similaires.

Le Second Souffle propose des accompagnements éducatifs innovants à des jeunes de 10 à 18 ans, et à des jeunes majeurs.

Il s’agit d’une structure d’accueil non traditionnelle qui propose des réponses adaptées pour des adolescents en crise.

Par différents séjours dans des lieux de vie atypiques et apaisants, le Second Souffle est une alternative entre l’action éducative en milieu ouvert et le placement en institution et permet une parenthèse pour les jeunes en rupture avec leur milieu familial et leur environnement.

Concrètement : cette association organise des séjours de rupture au Maroc (9 mois dans le Haut-Atlas marocain), des moyens et longs séjours en France (« séjours d’apaisement » dans les Pyrénées orientales), un accueil relais de deux mois dans le sud-ouest de la France, ainsi que des séjours éducatifs de réafiliation de 2 mois pour des retours de séjours longs.

www.secondsouffle.eu

« Lors de notre stage au siège social de l’association à Albas, nous avons d’abord travaillé pendant deux demi-journées avec les 3 directeurs de l’association. Nous avons longuement pu échanger sur nos pratiques et outils pédagogiques concernant les séjours de rupture. Nous avons également eu une rencontre avec la responsable du projet proposant des séjours d’apaisement et de remobilisation pour des jeunes en décrochage. Nous avons été reçus avec beaucoup de convivialité par nos collègues français. Ces échanges sont très riches car ils permettent de prendre du recul par rapport à notre travail quotidien et ouvrent de nouvelles perspectives en termes de savoir-faire et savoir-être. Cela permet également de développer des partenariats entre associations » (Anne-Sophie).